dimanche 25 janvier 2015

Rengaine

Je ne suis pas peu fier. Je crois que je viens d’exploser les capacités trollesques et virales du genre homélie.
Tout est la faute d’Anne Sylvestre, la chanteuse. Et d’Anne Claire, la blogueuse. Cette dernière partage avec la première une aversion toute mélodique pour ce best of du piano débutant que constitue, tu l’as deviné, la lettre à Elise. Face à cette antipathie beethovienne, je me suis fait un devoir d’acquérir, afin de l’offrir aux enfants d’Anne-Claire une serinette merveilleuse.

Si tu ne sais pas ce qu’est une serinette, c’est tout simplement une jolie mélodie gravée en relief sur un cylindre que tu fais tourner mignonnement à l’aide d’une petite manivelle et qui fait résonner de minuscules lattes métalliques et sonores.

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A vrai dire, ça ne fait presque pas de bruit dans le fond de la main, et c’est là que repose toute l’astuce.

J’ai donc sorti la serinette au cours de l’homélie et personne ne l’a entendue. C’est un peu comme la Parole de Dieu. Quand ça reste Parole, mots et sons, quand ce n’est pas accueilli, c’est à peine audible, ça ne change rien pour personne…

Mais si tu poses la serinette sur une caisse de résonnance, une table, une boite, un micro, alors le son se déploie. Même son, mais une ampleur bien différente.

Il en va de même de la conversion avec la parole de Dieu. Si on en reste à des mots, et une attitude intellectuelle… mais si cette conversion s’appuie sur le corps, alors tout change et la mélodie me dépasse, et rayonne. Quels corps?
mon corps de chair, celui qui me fait agir, celui des relations, celui de ma vie
le corps du Christ, Eglise, qui donne l’ampleur à mes petites conversions et les fait résonner.

et l’organiste, sympa, continua à jouer le thème après l’homélie. Oui, ta journée est foutue.

(et oui, j’ai trouvé le truc de lecture automatique en boucle Rire)

samedi 24 janvier 2015

to the roots

sur une idée de @lb2s, je vous invite à reprendre, chacun, vos missions dans l’Eglise et hop, à recevoir une lettre #pansurlenez du pape. Ad Hoc. Je mettrais bien en arrière plan un fond parcheminé, mais j’ai pas ça sous la main.

Remplissez les cases vides. Si vous ne servez pas l'Eglise (bouh) vous pouvez quand même recevoir cette lettre, au prix de quelques modifications qui vont bien. 

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Cher frère, (/mon lapin)

Aujourd’hui a été rendue publique ta désignation comme cardinal ____________ de la Sainte Eglise Romaine. Je t’envoie mes salutations avec l’assurance de ma prière. Je demande au Seigneur de t’accompagner dans ce nouveau service, qui est un service d’aide, de soutien et de proximité spéciale avec la personne du Pape__________   , pour le bien de l’Eglise.

Et pour exercer cette dimension de service, le cardinalat ______________ est une vocation. Le Seigneur, à travers l’Eglise, t’appelle encore une fois à servir; et Il te fera du bien au cœur de répéter dans la prière l’expression que Jésus lui-même suggéra à ses disciples pour demeurer dans l’humilité: «Dites: “Nous sommes de simples serviteurs”», et cela non comme une formule de politesse mais en tant que vérité après le travail, «quand vous n’aurez fait que votre devoir» (Lc 17, 10).

Demeurer humble dans le service n’est pas facile lorsque l’on considère le cardinalat____________ comme une récompense, comme le sommet d’une carrière, une dignité de pouvoir ou de distinction supérieure. D’où ton engagement quotidien pour maintenir éloignées ces considérations, et surtout pour te rappeler qu’être cardinal ___________ signifie s’incardiner ___________  dans le diocèse de Rome pour y apporter le témoignage de la Résurrection dans le Seigneur et le donner totalement, jusqu’au sang si nécessaire.

De nombreuses personnes se réjouiront de ta nouvelle vocation et, en bons chrétiens, ils feront la fête (car c’est le propre du chrétien de se réjouir et de savoir célébrer). Accepte-le avec humilité. Fais seulement en sorte que, dans ces célébrations ne s’insinue pas l’esprit mondain qui étourdit plus que l’eau-de-vie à jeun, désoriente et sépare de la croix du Christ.

Nous nous verrons donc le 14 février. Prépare-toi par la prière et un peu de pénitence. Qu’une grande paix et joie t’accompagnent. Et je te demande s’il te plaît de ne pas oublier de prier pour moi.

Que Jésus te bénisse et que la Sainte Vierge te protège.

Fraternellement, (/cordialement, (si tu n'es pas chrétien))

Au Vatican, le 4 janvier 2015

(d’après news.va)

mercredi 21 janvier 2015

Est comme le... LE QUOI ?

Préparer un topo sur la Bible...
lire distraitement des passages en mode *aléatoire*
buguer quelques instants. 
Se dire qu'on ne va pas prendre cet extrait là.

La Bible, de loin en loin, ça prend de vitesse même les lapins papaux

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et je ne suis même pas sûr de comprendre le sens... 

vendeur de rêve

Nicolas,

Je dois avouer que vous m’avez un peu agacé, au point, finalement, d’en être un peu triste pour vous. Sans doute de jolies études de droit, un boulot stable, du travail, et franchement il y a de quoi se réjouir, surtout à Clichy. C’était un dimanche de janvier, je rentrais chez moi et je trouvais votre gentille lettre. Mais comme vous n’avez pas eu la décence de répondre au mail que je vous ai envoyé avant même d’avoir déballé mes bagages, je me permets ce petit peu de pub.

Faut l’avouer, votre métier envoie du rêve… Ecrire, ainsi, des mots d’amour au monde entier, au gré de vos recherches zinternet, les poster, un 24 décembre, et d’un coup de bluff, faire plaisir à votre patron, c'est super. Des promesses, des informations, du rêve. J’ai adoré. J’ai pris 10 secondes pour vérifier qui était Fidem, et non, je ne prends jamais de crédit chez But. Je vous ai écrit aussitôt pour vous désillusionner, et conjurer la menace de saisie de mes comptes, mes biens, mon salaire (mouahaha)… Bon. Vous souffrez vraisemblablement des affres des homonymies cachées, vous n’êtes pas le premier, et vos admonestations sont finalement totalement infondées. Du coup, je ne sais pas si j’aimerais aussi, comme vous, envoyer des menaces sans vérification ni fondement, au gré des pages jaunes. J’ai fait le test, en enlevant mon nom au tout début du courrier, finalement, cette littérature est digne des coups de fil de midi 12, pour les mutuelles ou les fenêtres, le rêve en moins (quoique).

Sur le moment, je vous ai un peu traité de gros con. Mais rassurez-vous, sur une ambiguïté d’homonymie, ce n’est peut être pas pour vous.

Nicolas, la prochaine fois que, par mégarde vous vous méprenez de destinataire pour vos gentilles menaces, n’hésitez pas à, pour bien commencer l’année, à utiliser 1 minute pour exiger que je reçoive votre demande d’excuses.

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j’envisagerais, alors, une solution de réglement.

dimanche 18 janvier 2015

Red Coat

Il est minuit, ça caille pas mal et je trace pour rentrer chez moi.
Pour une fois, je suis à pied et pas à vélo (parce que je me suis laissé conduire en voiture à ce dîner) le bonnet de saint bien enfoncé sur le crâne, le manteau rouge remonté jusqu’au col.
Le dîner était génial, la conversion faite de cette écoute réciproque qui pousse à l’intelligence, à la légèreté et rebondit, entre bières et bon vin, de la dernière actu aux films qui nous marquent en profondeur.
il est minuit, ça pleuviote gentiment, et je presse le pas.

Au coin de la rue, à mi chemin, 20 mètres devant moi, au passage d’une (unique) voiture, un mouvement désarticulé s’affaisse suffisamment pour effleurer mon attention. Je croyais la rue vide mais au pied d’un panneau, quelqu’un vient de tituber. C’est une femme, visiblement très ivre, qui vient de s’effondrer en douceur, et qui essaie péniblement de rassembler ses esprits à défaut de ses effets. Comme les 20 mètres qui nous séparent ne semblent pas vraiment résoudre la situation, je m’avance, je lui propose de l’aider à se relever, elle prend ma main, et debout, recommence visiblement à bien tanguer.

- ça va aller ?
- ouais, j'ai un peu bu.
- vous allez où?
- je rentre chez moi
- c’est loin?
- nan dans la rue juste là.
- je peux vous accompagner ?
- ouais.

Et nous voilà, compagnons de picole, prenant un peu de gîte entre les voitures, une main calée dans le dos pour amortir les changements de cap. Et la conversation prend le pas hésitant de nos déambulations.

- vous êtes le Père Noël, hein?
- non, je suis le père David. ;)
- vous, vous êtes le Père Noël
(merci, manteau rouge)
- non, non, je suis le père David, je suis prêtre, vous voyez?
(elle voyait apparemment peu)
- vous êtes le Messie, alors?
(effet Bonnet)
- mmmh, non, pas vraiment non :)
- ouais mais Dieu, il existe pas
- ben si,
- ouais mais j’ai lu Nietzsche, et Dieu il existe pas,
- ben sauf si on l’a rencontré, non?

et il  eut un air de franche assurance réciproque dans les zygomatiques qu’on ne retrouvait guère dans la démarche.
il y eut encore des mots, aléatoires, des sourires, assumés, des pas, perdus
et on s’était suffisamment rapprochés de chez elle pour qu’on puisse se quitter. 
Je lui ai demandé son prénom, si ça allait aller et je suis reparti.

Le temps que je fasse le chemin dans l’autre sens, un coup d’oeil en arrière me la fit encore apercevoir pas arrivée à sa porte, mais un peu plus près quand même.

Ce n’était pas mon projet, j’avais rien demandé, j’aurais jamais dû être là, d’habitude je file à vélo, d’habitude je saute d’un rendez vous dans l’autre sans espace entre les deux, et dans la nuit, un peu ivre, On est revenu me dire que la rencontre se joue parfois à un glissement près.

mercredi 14 janvier 2015

fayotons un peu

Pur fayot, je vous balance ici un édito de mon évêque que je croyais breton et que je découvre sinisant.

Il faut le reconnaître, c’est bien tourné. Et pour peu qu’on remplace le mot vocation par un quelconque mot d’actualité à tendance anxiogène, ça prend un nouveau souffle. Pour ce regard renouvelé, mais ça demande un vrai choix.

« Le ying et le yang des vocations »

La sagesse chinoise parle du ying et du yang, les faces cachée et visible des choses. Pour un Européen, le printemps commence avec l'apparition des feuilles. Nous reconnaissons le printemps à sa face visible, son côté yang. Pour un Chinois, le printemps commence avec sa face cachée, le ying, quand la sève monte secrètement dans l'arbre.

Occidentaux, nous sommes prisonniers du yang. Nous appréhendons les choses par leur face visible. Nous les jugeons à leur résultat, l'arbre à ses fruits, et nous oublions leur face cachée.

Il en est peut-être ainsi des vocations dans l'Eglise. Nous sommes impressionnés par ce qui est visible, la face yang. Ce qui paraît, c'est la « crise des vocations », le manque ressenti de prêtres ou de religieuses. Polarisés par le côté yang des vocations, nous oublions son côté ying. Nous ne voyons plus la face secrète des vocations, ce que l'appel de Dieu fait naître au cœur des hommes.

J'en reçois la confidence : des enfants et des jeunes entendent aujourd'hui au fond d'eux- mêmes l'appel à servir l'Eglise dans une vocation de religieux, religieuse, prêtre ou missionnaire. Dans notre diocèse, je ne doute pas que certains se posent au fond d'eux-mêmes la question du don de leur vie à cause de l'amour de Dieu. La sève du printemps monte secrètement dans l'arbre. Mais, à force de ne voir que ce qui apparaît et ce qui nous inquiète, nous ne voyons pas ce qui est caché et qui devrait nous donner de l'élan.

Il nous faut alors retrouver confiance dans la capacité de Dieu à appeler des hommes et des femmes dans le secret de leur vie. Croire en la face ying de l'appel. Et, plus encore, favoriser le passage du ying au yang, ce moment subtil où ce qui est caché vient à la lumière.

Trop souvent, l'appel reste enfermé dans sa face cachée. Il ne parvient pas à s'extérioriser. La sève qui monte ne réussit pas à faire jaillir de l'arbre les feuilles nouvelles, car il n'est pas facile de passer de l'appel que l'on entend au fond de soi à l'appel que l'on reconnaît avec d'autres. Cela nécessite qu'on puisse en parler, entendre l'appel de la part des autres, dans une communauté. Et c'est ici que le bât blesse car nos communautés ont parfois peur de parler de l'appel, encombrées de clichés, de blocages et de craintes.

Puisse cette année de la vie consacrée donner alors à notre Eglise de relier le ying et le yang des vocations.

Bonne et sainte année 2015 !

+ Laurent Le Boulc'h
Evêque de Coutances et Avranches

lundi 12 janvier 2015

born to be a

je viens de recevoir ce cadeau par la poste.
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et à la question “comment veux-tu que je porte ça?”
on vient de me répondre : *sur ta tête*.
mmmmh.
et tous ces gens qui ne verront jamais l’étiquette intérieure Confus

dimanche 11 janvier 2015

hmmmm

cher Monsieur, Madame de la compta,
à un ou deux chèques près, ces derniers jours, nous devrions être en bons termes,
vous faites un boulot formidable, que je ne saisis certes pas toujours
mais dont je mesure l’importance.
Il reste néanmoins un mystère dont je ne comprends pas l’insondable ténèbre :
c’est le pourquoi de votre fond d’écran.
Cordialement,
bisous.
D.
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Où est Charlie ?

Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en effet, s’édifie avec des hommes, rassemblés dans le Christ, conduits par l’Esprit Saint dans leur marche vers le Royaume du Père, et porteurs d’un message de salut qu’il faut proposer à tous. La communauté des chrétiens se reconnaît donc réellement et intimement solidaire du genre humain et de son histoire. (GS1)

une foule immense, impossible à compter,
voilà notre espérance, merveille à raconter…

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avec notamment la tête de la liberté
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et quelques mises en perspective.
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en perspective, donc.
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en perspective, toujours,
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et des applaudissements par vagues, pour ponctuer des conversations,
où d’autres mondes apparaissaient, du Nigéria comme d’ailleurs,
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Cherbourg, le 11 janvier 2014, rassemblement en hommage aux victimes des attentats. 

mercredi 7 janvier 2015

Et maintenant ?

quand la violence me déborde, l'émotion pousse ma prière vers les victimes et leurs familles, 
vers les bourreaux aussi, un reste d'ACAT qui a fini par entrer, 
mais je me sens si désarmé et perdu dans l'horreur. 

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parce que la réponse du Christ au Mal n'a pas été la haine. 
parce qu'Il a donné Sa Vie pour que cette haine ne réduise pas l'homme. 
parce que dans la foi, il nous faut entrer en espérance et charité

Quand un À-Dieu s'envisage

relire, encore, toujours, même si on le connaît par coeur. 

Testament du père Christian de Chergé
Prieur du Monastère de Tibhirine
Entré au monastère en 1969, mort en 1996 à 59 ans

S’il m’arrivait un jour – et ça pourrait être aujourd’hui – d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Église, ma famille, se souviennent que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays. Qu’ils acceptent que le Maître unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande ? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes, laissées dans l’indifférence de l’anonymat. Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus. En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance. J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément. J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint.

Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payer ce qu’on appellera, peut-être, la « grâce du martyre » que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l’islam qu’encourage un certain islamisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes.

L’Algérie et l’islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l’Évangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première Église, précisément en Algérie, et, déjà, dans le respect des croyants musulmans.

Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste : « Qu’il dise maintenant ce qu’il en pense ! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec Lui ses enfants de l’islam tels qu’Il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion, investis par le don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences.

Cette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette JOIE-là, envers et malgré tout. Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis !

Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce MERCI, et cet « À-DIEU » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux.

Amen ! Inch’ Allah.
Alger, 1er décembre 1993

Exodus

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Le livre de l’Exode est une méditation sans cesse reprise de la sollicitude de Dieu pour son peuple
Le livre de l’Exode est un approfondissement permanent du processus de l’Alliance, et de la loi comme expérience du Salut
Le livre de l’Exode est une allégorie de l’impossibilité de l’homme à se sortir de ses esclavages et finitudes
Le livre de l’Exode est une illustration du dialogue et de la patience de Dieu pour son peuple

et puis il y a eu le film Exodus.

où Dieu est finalement une arme terrifiante dans les mains du Général (sic) Moïse,
où Dieu est représenté par un enfant capricieux, contrarié par les résistances des hommes,
où le miracle devient simplement une éructation naturelle,
où Dieu, finalement, n’est pas.

A la fin, tu as oublié

que Dieu parle à son peuple,
que Moïse est saisi et signe de la puissance de Dieu,
que l’ennemi dans la Bible n’est que l’alibi à l’évocation de l’unicité de Dieu
que l’Alliance est la fin de toutes choses.

Exodus, ni l’esprit, ni la lettre.

BlogDavidLerouge_332

lundi 5 janvier 2015

A suivre

Cher Belge, j’ai bien aimé te suivre en ce début janvier. Il était normal que tu prisses la première place. Sourire
BlogDavidLerouge-453

dimanche 4 janvier 2015

2015

au milieu des foules, des ciels clairs et des photos cliché
BlogDavidLerouge-447BlogDavidLerouge-449BlogDavidLerouge-451BlogDavidLerouge-439
faire s’affoler l’appareil photo, dépassé
BlogDavidLerouge-446BlogDavidLerouge-441BlogDavidLerouge-437
y laisser l’autre apparaître doucement, en regard,
BlogDavidLerouge-450BlogDavidLerouge-448
orbes en réponses
BlogDavidLerouge-434
et mondes juxtaposés
BlogDavidLerouge-433
puis dans l’air saturé ne pas craindre brumes et nuages.
BlogDavidLerouge-438BlogDavidLerouge-440BlogDavidLerouge-452BlogDavidLerouge-444
parce que parfois la densité, le mystère de la lumière vient s’y fragmenter.
un brin d’irisation dans la légèreté de ce qui aurait dû occulter…
mystère de foi, dont on perçoit la richesse dans l’épaisseur des jours. BlogDavidLerouge-443

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On sous-estime la puissance de la pâtes à papier griffonné et chiffonné en collier.

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On sous-estime la délicatesse, en fait.

(et merci d'être plus de 500 000 visiteurs uniques à être passés par là)

dimanche 28 décembre 2014

Sapin blanc sur fond blanc

pardonnez-moi de disparaître un peu, je dilapide quelques calories afin d'élargir quelque peu l'espace intérieur à la lumière et la beauté. 

​On a besoin d'infini de temps à autres. 

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A travers l'enfer

J'ai vécu un cauchemar. Sache-le. Je fais partie des naufragés de la route, bloqués vingt-quatre (!) heures sur les routes glaciales de l'univers hostile des Alpes, sans secours, sans parole de réconfort, sans café (PAS MEME UN CAFE TU TE RENDS COMPTE?) offert par la croix rouge, un enfer glacé, une bérésina, une mise en danger insondable. Sans parler de l'Etat qui n'a rien fait pour moi, pas une mise en alerte (sauf bien sûr les alertes conjointes de bison futé, de météo france, et les panneaux). Je songe à demander la démission de la vice préfète de je sais plus où, parce que j'ai pas eu de café. 

A écouter les témoignages horrifiés dans la radio de l'autoroute de mes compagnons de galère, à entendre les questions orientées des journalistes matinaux vendant leur sujet, je me sens tout à coup désolidarisé de cette calamité que je suis sensé avoir vécue. 

Je pars en vacances. J'ai choisi mon jour pour passer un peu de temps en famille, comme je le voulais, puis du temps ailleurs, après la fatigue de fin d'année, comme je le voulais. Je suis dans une voiture chauffée. Je ne risque pas d'être attaqué, ni par un fauve, ni par une troupe de pirates ou de crève-la-faim, il y a de l'essence, et si vraiment la situation devenait dramatique, je pourrais appeler un hélico, il y a des milliers de places qui ont été ouvertes en quelques heures à quelques dizaines de kilomètres de ma voiture, j'ai pu être en communication avec mes proches, et j'aurais probablement pu, si le besoin s'en était fait sentir, demander à être hébergé chez un proche de proche. J'ai aperçu des gendarmes, debout, dehors, régulant la circulation, limitant les catastrophes, des pompiers aidant des touristes à chaîner, j'ai vu des mécanos le nez dans des moteurs éteints, des chasse-neige sur l'autre voie... et à peine 24 heures plus tard, je suis au chaud, je recharge mon téléphone, je prépare la messe de ce soir, j'ai mangé. C'est cool. 

L'overdose alarmiste et événementielle, elle ne me parle décidément pas. J'ai bien eu un peu froid, j'ai bien hésité sur la conduite à tenir, j'ai bien eu un peu mal au ventre et un petit mal de crâne quand on a mis les chaînes... MAIS QUOI?

Je ne suis même pas à un pour mille du taux d'embrouilles du SDF qui cuve son gros rouge qui tache ces jours ci dans une des églises de Cherbourg et qui ne s'accorde une conscience non hébétée qu'au réveil. 

alors, s'il vous plait, un tout petit peu de décence. 

(PS, naturellement, j"irai quand même casser la tronche des potes sur twitter qui en ont profité pour caser une petite vanne, on a son petit égo, quand même ;-) ils pourront à loisir tendre l'autre joue)

vendredi 26 décembre 2014

La piu bella

Prime en ce Noël pour le prix de la jolie crèche #tropmimi... reçue par ma nièce. 

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mercredi 24 décembre 2014

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Ce soir c’est Noël, et tu as presque tout trouvé, il te manque un seul cadeau, pour ton frère génération Y ou Z, super connecté, avec son portable, sa tablette, son iPhone, sa montre connectée, son compteur de pas, son appart relié, et qui a tout. Tu peux lui offrir une appli prière, ou une appli sommeil, c’est une bonne idée…

ou alors t’inspirer des consignes envoyées par un centre spirituel jésuite pour leurs retraitants…

informations pratiques, n’oubliez pas de prévoir une Bible, des affaires de toilette, des affaires de détente, un réveil et une montre (autre que smartphone)

c’est peut-être ça, l’idée de dernière minute pour les überconnectés : un réveil et une montre vrais. Pour laisser le téléphone se charger dans le salon, pour passer ses nuits à dormir, pour offrir un peu de gratuité dans la journée.

Moi le premier, si je regarde l’heure sur mon smartphone quand je fais oraison, je suis tenté de vérifier pourquoi la Led clignote vert, ou si la prière se fait ardue, me disperser vers le fil twitter. Cette année, offrez du temps. Concrètement.

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mardi 23 décembre 2014

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